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Biographie de Leiji Matsumoto

Akira Matsumoto est né le 25 janvier 1938 à Kurume, sur l'île de Kyûshu, d'un père officier dans l'Armée de l'Air Impériale ce qui lui donnera probablement par la suite le goût pour les machines volantes et les récits de guerre - son père ayant disparu au cours de la Seconde Guerre Mondiale.
Très jeune déjà, il commence ses premiers dessins, probablement inspiré par les dessins animés de Walt Disney - Akira a vécu la période de l'après-guerre et l'Occupation Américaine - et par un de ses contemporains dont il va largement s'inspirer à ses débuts : Osamu Tezuka.
C'est à l'âge de quinze ans, en 1953, qu'il participe à un concours de jeunes talents qui va publier son premier manga : Mitsubachi no Bôken (les aventures d'une abeille, 1953) et d'autres de ses histoires par la suite.


Le manga


Dès 1957, Akira décide de partir pour Tokyo, où il compte poursuivre ses études en parallèle d'un travail de dessinateur. On lui confie alors la réalisation de nombreux shôjo (histoires pour filles) dans un mensuel, son style encore proche d'Osamu Tezuka s‘adaptant très bien au thème (filles longilignes avec de grands yeux).
Mais à coté, Akira démontre qu'il est aussi un mangaka habile, capable de faire des histoires à la fois pour un jeune public, fille comme garçon, que pour un public adulte et ce, de façon égale.
Aussi voit-on apparaître puis se développer et enfin se préciser les grands thèmes qui vont le guider à travers sa carrière : la Science-Fiction (Denkô Ozma, 1961), la Guerre (Zero Pilot, 1962) et le Western (Gohiki no Yojimbô, 1967).
Akira atteste d'un talent inné pour dépeindre de jeunes femmes, des animaux, des armes, des machines et des insectes qu'il affectionne beaucoup.

C'est durant cette période qu'il va rencontrer une jeune mangaka, Miyako Maki, qui deviendra vite son épouse et que va naître le pseudonyme qui deviendra mondialement reconnu : Reiji Matsumoto (Leiji Matsumoto dans sa traduction occidentale) et avec lequel il va signer toutes ses oeuvres à partir de 1965.
Pour l'anecdote, il est à noter que Leiji peut se traduire en "guerrier zéro" (warrior zero) mais une autre interprétation prétend que ce pseudonyme viendrait du fait qu'Akira n'est plus créatif une fois minuit passé - minuit se disant "zéro heure" (Rei-Ji en japonais).

L'année 1968 deviendra le premier tournant de sa carrière. En effet, Leiji publie son premier manga de Science-Fiction à épisodes Sexaroïd qui devient très vite un succès - probablement par le choix de son titre accrocheur - même si le style est encore inspiré d'Osamu Tezuka.
Dès lors, Leiji va quitter peu à peu le monde du shôjo qui était plus pour lui une nécessité de survie matérielle qu'un réel plaisir de création.
Il va produire de célèbres shonen mangas comme : Otoko Oidon (1971), Gun Frontier (1972), Uchû Senkan Yamato (Space Battleship Yamato, 1974) et achever son propre style.


L'animation


L'année 1974 deviendra le second tournant de sa carrière. C'est la toute première expérience de Leiji Matsumoto dans le domaine de l'animation.
Certes, il n'est alors que concepteur graphique et non pas auteur de scénario, mais ce sont ses premières armes dans ce nouvel art qui lui permettra de devenir réellement connu dans le monde.
On peut alors parler du premier Leiji-boom (fin des années 70's à 1983) : les mangas s'enchaînent un à un, les adaptations en séries animées télévisuelles et les tous premiers longs métrages aussi.
On voit alors débarquer les nouveaux succès qui vont envahir le monde entier et non plus seulement le Japon : Ginga Tetsudô 999 (1977), Uchû Kaizoku Captain Harlock (1978), Sennen Joô (Queen Millenia, 1981).
Notons que chacun de ces succès, tiré à l'origine d'un manga, furent adaptée en série animée diffusée à la télévision ainsi qu'en court ou long métrage projeté au cinéma.


Retrait


La période suivante, par contre, marque par le retrait de Leiji Matsumoto du paysage audiovisuel et cinématographique. Après le dernier film Uchû Senkan Yamato - Kanketsu Hen (Final Yamato, 1983), Leiji n'apparaît plus qu'épisodiquement dans les quinze années qui suivent.
Notamment pour faire deux films inédits Arei no Kagami (Le miroir d'Arei, 1985) et Saint Elmo Hikari no Raihôsha (Les visiteurs du feu de Saint-Elme, 1987) ainsi que l'adaptation animée de The Cockpit en 1993.
Cela ne l'empêche cependant pas de travailler sur de nombreux mangas comme, parmi les plus connus : Hard Metal (1988), Nibelungen no Yubiwa - Rhine no Ôgon (l'Anneau des Nibelungen, l'Or du Rhin, 1990), Case Hard (1994), Leonardo Da Vinci (1995), Ginga Tetsudô 999 (1995), Kaseï Ryodan DNA Sights 999.9 (1996)...


Renouveau


Arrive enfin la fin des années 90 et le second Leiji-boom encore à son apogée à ce jour. Peut-être guidé par l'envie de mettre en images les mangas achevés quelques années plus tôt, ce qu'il ne pouvait pas envisager du fait de divers conflits d'intérêts - qu'il a résolus en récupérant finalement les droits sur son oeuvre - quoiqu'il en soit, Leiji Matsumoto fait un retour fulgurant en enchaînant adaptations sur adaptations tant sur le petit écran que sur le grand ou encore sur d'autre support comme les OVA.
Ainsi le japon et le monde voient débarquer ses adaptations comme : Kaseï Ryodan DNA Sights 999.9 (1998), Queen Emeraldas (1998), Ginga Tetsudô 999 - Eternal Fantasy (1998) et Harlock Saga (1999).

Devant ces succès, Leiji Matsumoto reprend confiance et, depuis l'an 2000, nous offre chaque année une nouvelle série animée, parfois basée sur un manga qui lui tient particulièrement à coeur comme : Gun Frontier (2002) ou Submarine Super 99 (2003), ou parfois sur une idée annexe attenant à son univers et le développant comme : Cosmowarrior Zero (2001), Ginga Tetsudô Monogatari (The Galaxy Railways, 2003) ou Space Symphony Maetel (2004).
Toutefois, les deux événements majeurs de ce nouveau Leiji-boom resteront sans conteste la réalisation du film Interstella 5555 (2003) provenant d'une étrange association avec le duo français des Daft Punk et la série tant attendue par tous les fans d'Albator : Space Pirate Captain Herlock - Endless Odyssey (2002).

Depuis ce nouveau Leiji-boom, il ne se passe pas un jour sans que Leiji soit au devant de la scène par ses mangas, ses animés, ses travaux annexes ou bien encore aux différents hommages qui lui sont rendus au Japon.
Aussi, ne soyez pas surpris de faire le tour du Japon avec Leiji Matsumoto : en vous baladant dans la ville de Tsuruga, par exemple, et en tombant nez à nez avec diverses statues de bronze reprenant les personnages clefs de son oeuvre.
Ou bien partez à la recherche des représentations illuminées de Tetsurô Hoshino (personnage de Ginga Tetsudô 999) à Yakuno-cho (préfecture de Kyoto).
Si vous préférez les transports, voyagez à bord de l'Himiko : un bateau futuriste dessiné par Leiji ou encore dans un train peint aux couleurs de Maetel et Tetsurô à Hokkaido.
Payez vos achats à Kytakyushu avec une monnaie, l'Orion, reprenant le thème de Ginga Tetsudô 999.
Ou encore assistez à des cours dispensés par Leiji au Media Contents Gakubu lorsqu'il n'est pas occupé dans les différents postes honorifiques qui lui ont été attribué : président de l'ACCS (Association de copyright pour programmes informatiques) (Association of Copyright for Computer Software), président du Young Astronauts Club, administrateur de la fondation pour la commémoration de l'exposition scientifique de Tsukuba, superintendant au Kureshi Maritime History & Science Museum.
Et la liste est encore longue.

Gageons que Leiji Matsumoto nous fasse rêver des années encore !


Le saviez-vous ?


Leiji Matsumoto adore les nouvelles technologies. Aussi n'est-il pas étonnant de retrouver depuis le milieu des années 80, la technologie CG (images de synthèse) dans ses nouveaux animés.
Il a d'ailleurs, à son actif, deux courts-métrages entièrement réalisés en images de synthèse : l'un sur le thème de Ginga Tetsudô 999 : Ginga Tetsudô 999 3D et l'autre sur le terraformage de la planète Mars Miraï Snow.
Mais Leiji ne s'en tient pas là, il a aussi exploré la technologie de l'internet en publiant, dans un format travaillé spécialement pour ce dernier, les mangas de la série Nibelungen no Yubiwa (L'Anneau de Nibelungen), ou bien encore en y publiant certains dramas (épisodes audio) ou épisodes vidéos de certains animés.

Leiji Matsumoto est l'auteur d'un manga intitulé : Mitsubachi Maya no Bôken (Maya l'abeille)



 Leiji Matsumoto (bio)


 Rin Tarô (bio)


 Nobuteru Yûki (bio)


 Sadayuki Murai (bio)

Based on the comic "Space Pirate Captain Herlock" by Leiji Matsumoto © LEIJI MATSUMOTO/Kobunsha - VAP - NTV [Naviguer avec FLASH]